Adieu Marie-Claude

Marie-Claude David

née Baverel

1937

2026

La famille Baverel installée à Syam comportait six enfants. Parmi eux, Marie-Claude, au caractère trempé dès son plus jeune âge où on put déjà détecter une parole franche et un regard direct qui baissait difficilement la garde devant ceux qui tentaient de l’intimider. Elle conserva un style très personnel pour dire les choses de sorte qu’il n’y ait pas lieu à interprétation.

Elle ne dut pas tourner autour du pot non plus lorsqu’elle répondit positivement à la question du premier magistrat qui lui demandait en 1959 à l’occasion d’une permission, de prendre pour époux Yves David alors basé en Algérie où il fut engagé pendant plusieurs années. Cette alliance pour la vie engendra deux naissances, en 1960 avec l’arrivée d’Éric et en 1961 avec celle de son frère, Thierry.

A la maison Marie-Claude avait fort à faire. A côté de son mari et de leurs deux fils, un quatrième homme bénéficiait de toute son attention. Si Thierry prêtait volontiers la main pour s’occuper du pépé, avec parfois quelques éclats de rire, sa mère s’appliquait à tenir la maison d’une main ferme.

Au travail c’était plutôt des doigts de fée qui sublimaient ses ouvrages. Elle fut couturière dans plusieurs établissements champagnolais dont la bimbeloterie Giraud-Sauveur. Rien n’était laissé au hasard. Tout était parfaitement maitrisé, transformé ou ajusté.

Ce goût pour le travail bien fait et les services bien rendus de fil en aiguille profitait à la famille. Elle lui voua un véritable engagement. Outre les soins prodigués au grand-père David, il y eut une grande proximité avec sa belle-sœur Berthe, à laquelle elle rendait fréquemment visite à Dole puis, plus tard, à l’Ehpad.
Son mari et les enfants pouvaient compter sur sa présence. Thierry se souvient qu’elle se faufilait avec lui entre les salles de classes pour sélectionner en bonne mère protectrice les professeurs à rencontrer lors des réunions parents-enseignants.

Fidèle de l’Eglise et à l’église, elle leur consacrait du temps, avec sérieux et détermination pour mener les missions que lui confiait la paroisse.

Marie-Claude se surpassait à chaque repas de fête pour élaborer des recettes savoureuses. Du pain bénit pour sa famille.
Avec Yves elle partageait la passion du chant. Le duo prêta assidûment ses instruments vocaux à la chorale des voix amies.
Ils appréciaient le calme de la simple ballade en binôme comme la convivialité des voyages de groupe.

Ils avaient quitté solidairement le village d’une vie pour intégrer la maison de retraite de Chamblay. Marie-Claude est restée aux côtés de son mari, pour le meilleur et pour le pire, comme en 1959.
Yves nous a quittés en Novembre. Marie-Claude, forte et tenace jusqu’alors, lui a emboîté le pas et laissera à ses enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants une empreinte indélébile.

Nos condoléances à toute la famille.

P.A.